La marée brune poursuit sa course immuable vers un futur où elle serait majoritaire en France, lors des prochaines présidentielles. Une fatalité irréversible, vraiment ?
Alors que la tension inhérente aux élections municipales commence à s’estomper, les esprits politiques s’apaisent en surface et se préparent aux prochaines échéances. Aussi en ce week-end pascal, je vous propose un conseil de lecture avisé, avec « Les Lumières sombre » d’Arnaud Miranda, autour de la pensée néo-réactionnaire.
À la base du courant néo réactionnaire
Dans cette galaxie d’extrême droite aux formes multiples, Arnaud Miranda étudie le courant néo-réactionnaire américain, de son émergence en sous marin dans les bas fonds du web, jusqu’au jaillissement sur les marches du Capitole, accompagnant l’ascension de Donald Trump et son second mandat.
Si l’auteur est universitaire, il sait pour autant rendre son propos intelligible, afin de faire de son livre un inventaire clair de cette mouvance qui avance ses spores partout dans le monde.
Miranda décortique les ressorts de ce courant et le choix délibéré de l’entrisme passif des esprits qui a permis à ces idées de s’imposer petit à petit, sans combattre. Des idées radicales avec de multiples courants, certains refusant les idéaux démocratiques, d’autres prônant une vision entrepreneuriale de la société où le président serait une sorte de super PDG et les élus un conseil d’administration. Tous ces courants s’entendant quand il s’agit de combattre les préceptes d’une société égalitaire.
Des idées pour agrandir la fenêtre d’Overton
Lire Miranda, c’est faire le rapprochement avec des discours entendus lors des dernières municipales en France, un discours à l’audience amplifiée par des médias complaisants et des influenceurs en mission, rendant la percée néo-réactionnaire fréquentable et les idées des antifas illégitimes.
La méthode est rodée, efficace et les idées se diffusent à bas bruit, comme le thé dans la grande bouilloire frémissante de la pensée politique française, ouvrant un peu plus à chaque fois la fenêtre d’Overton et dominant peu à peu le débat.
À la lecture de ce livre, on se prend à penser que les néo-réactionnaires ont toujours un coup d’avance et que l’on se réveille trop tard, confortablement installés sur le tas des idées libérales que l’on croyait acquises, pendant que dans l’ombre, la pensée néo réactionnaire savait s’organiser.
Pointant du doigt les excès d’une gauche éruptive, on en oublie que les forces brunes elles savent attendre, modeler les esprits, en laissant la foule pointer du doigt les agités pour surgir le moment venu.
Il est temps de réagir.



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