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La densité de mots-clés, un fantasme des années 2010

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La densité de mots-clés, un fantasme des années 2010

Je rédige du contenu depuis Bordeaux. Bordeaux, où se situent mes clients. À Bordeaux, oui, oui, vas-y, on a compris Jérémie. Ça, c’est pour la rime, pas pour le référencement et si vous avez cru une seconde que la énième occurrence du mot allait faire grimper ma page, on a quelques soucis à régler ensemble.

Le SEO, ce n’est pas votre grille de loto. Vous ne pouvez pas cocher toutes les cases en espérant ramasser la timbale. Cette croyance a la vie dure. Celle qui dit que plus on répète un mot-clé, plus Google nous kiffe. Une légende urbaine qui date d’une époque révolue, mais qui continue de hanter Internet.

Le site à la papa, cette relique qu’on croise encore

Vous les avez déjà croisées, ces pages façon annuaire où le mot-clé est martelé à la massue. En gras, en CAPITALE, en souligné. Parfois les trois à la fois, pour faire bonne mesure. « Plombier Bordeaux, PLOMBIER à Bordeaux, votre plombier bordelais pour tous vos travaux de plomberie à BORDEAUX et environs. » Comme un slogan qu’on scanderait dans un stade, « allo, allo plombier, allo, allo plombier »… sauf que personne n’a envie de le lire autant de fois, encore moins Google.

Jérémie, qui jusque-là avait suivi, a décroché à la troisième occurrence de « plombier Bordeaux ». Les autres, on les a peut-être éparpillés sur les routes du numérique.

Stay focus.

Quelques chiffres éclairent le débat. Une étude a passé au crible 1 536 résultats Google. Verdict : aucune corrélation solide entre densité de mots-clés et positionnement. Mieux, le top 10 affiche en moyenne une densité de 0,04 %. Quasiment rien. Oualou.

John Mueller, porte-parole officiel de Google sur les questions de référencement, a répondu simplement à nos questions : « La densité de mots-clés n’est pas un facteur de classement. Elle ne l’a jamais été. » Alors pourquoi s’obstiner encore ?

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Mareva cherche encore dans les livres le bon dosage de mots-clés.

Une règle vieille comme la dissertation

La répétition, c’était la martingale d’une époque où l’algorithme comptait les occurrences comme un épicier ses boîtes de conserve. Plus il y en avait, mieux la page se classait. Alors on les accumulait, sans penser à la lisibilité. Ce temps-là, il est révolu depuis longtemps, mais l’habitude, elle, s’est incrustée. Beaucoup continuent d’écrire pour un moteur de recherche qui n’existe plus, avec les réflexes web d’il y a quinze ans.

La redondance n’enrichit pas un propos. Si vous avez fait des études, vous connaissez cette règle qu’on vous a serinée dès le lycée. Répéter la même idée en boucle dans une copie ne prouvait jamais qu’on maîtrisait le sujet. Ça prouvait surtout qu’on tournait en rond, faute d’avoir vraiment quelque chose à dire.

Le web, ça fonctionne tout pareil. Un site qui rabâche son mot-clé toutes les trois lignes ne convainc personne, ni le lecteur, ni la machine qui l’analyse désormais avec une finesse sans cesse améliorée.

L’algorithme Google, il a changé

L’algorithme a pris une autre dimension depuis 2013 et la mise à jour Hummingbird. Depuis, Google cesse de chercher des mots pour chercher une intention. BERT débarque en 2019 et enfonce le clou, en affinant la compréhension du contexte phrase par phrase.

Désormais, l’algorithme ne compte plus les répétitions comme une preuve de pertinence. Il analyse le champ sémantique, les synonymes, l’intention derrière une recherche. Il comprend qu’un texte qui parle de vendanges, de cépages et de terroir traite du vin, même sans que le mot soit répété à chaque phrase. Pas besoin. Il repère la cohérence d’un propos, la variété du vocabulaire, sa richesse, la manière dont un texte répond réellement à la requête qui a été faite sur le moteur de recherche.

L’algorithme, il est bien plus réactif que Jérémie. Il comprend tout au bout de la première fois. Et s’il ne vous comprends pas, c’est que c’est le moment de vous poser les bonnes questions sur votre contenu. C’est là que j’interviens, mais ça on en parle plus loin.

Répéter dix fois « rédacteur de contenu Bordeaux » ça ne sert à rien. En plus, ça sonne faux, ça se voit et ça donne au lecteur l’impression tenace de lire un texte écrit pour une machine plutôt que pour lui. Embêtant, surtout si votre métier c’est d’écrire des textes engageants.

Recherche Google Ordinateur
Quand tu te lances dans une recherche, tu veux un résultat, pas un annuaire.

Le mot-clé n’est pas mort partout

Une nuance s’impose, avant de bannir totalement les mots clés. La répétition ne sert plus à rien, d’accord, mais l’emplacement, lui, compte encore. Une balise title doit être encore bien choisie, avec un H1 clair et raccord avec votre thématique, une première ligne qui pose le sujet sans détour : ça, Google le lit encore avec attention. Là aussi, c’est comme une dissertation. Google fait comme un correcteur du bac, il commence par regarder les titres, voir si tout matche ensemble, si le contenu représente un « tout » cohérent.

Quid des intelligences artificielles ?

Raison supplémentaire de laisser tomber le marteau-piqueur : les IA génératives, quand elles répondent à une question en citant des sources ou en résumant le web, fonctionnent sur ce même principe de compréhension globale. Elles ne cherchent pas non plus la répétition mécanique d’un mot-clé. Elles cherchent un contenu clair, structuré, qui répond réellement à la question posée, avec une autorité qui se sent dans la manière dont le sujet est traité, pas dans le nombre de fois où un mot est aligné.

Un texte gavé de répétitions ne sera donc pas davantage repéré par une IA qu’il ne l’est par Google. Les deux, au fond, cherchent la même chose : du sens, pas du bourrage.

Le trafic envolé qui ne revient jamais

Encore une dernière chose, comme l’aurait dit Colombo. On oublie trop souvent que dans la course au mot-clé répété, un bon référencement n’a pas pour seul but d’augmenter le trafic sur une page. Sauf, si votre activité principale consiste à créer des pièges à clic et dans ce cas là, évidemment, le trafic est votre base fondamentale. Votre référencement doit amener les bonnes personnes, celles qui vont vous lire, qui vont susciter de l’engagement.

Un texte optimisé à la truelle peut faire grimper des chiffres de trafic pendant un temps. Mais un visiteur qui atterrit sur une page confuse, répétitive, illisible, repart aussi vite qu’il est arrivé. C’est un peu comme attirer des gens dans un magasin avec une vitrine criarde, qui se révèle en fait, être un supermarché soviétique, une fois la porte poussée. Le compteur de visites grimpe, le chiffre d’affaires, lui, reste immobile.

Sur Internet, c’est votre contenu qui fera la diff. Une signature numérique qui vous ressemble, un contenu pensé pour le lecteur, une identité une vraie, la seule manière de transformer un visiteur de passage en client fidèle.


Je suis Dominique, je rédige du contenu pour les entreprises et les associations. Je l’ai dit une fois, Jérémie l’a noté, on n’y revient pas.


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