Retranscription entretien téléphonique en ghostwriting

Un post LinkedIn, combien ça vous coûte ?

Un post Linkedin, combien ça vous coûte ?

À peine dix lignes, easy. Si seulement c’était aussi simple. Dix lignes, une opinion, un avis à donner. Capitaine d’industrie inspiré. Tu parles. Dix lignes, vous y pensez dans la voiture, vous les rédigez vite fait le soir sur votre smartphone. Relecture le lendemain, l’idée est là, mais c’est mauvais, biais de négativité. Vous coupez, vous changez la première phrase, tâtonnements. Vous hésitez, enfin vous publiez. Durée totale du processus, une heure, parfois deux et personne à qui la facturer.

Calcul imaginaire pour temps de travail réel

Supposons un taux horaire fictif de dirigeant. Multipliez-le par deux heures. Multipliez par deux publications par semaine. Multipliez par quarante-cinq semaines. À remplacer par vos chiffres évidemment, mais mettons : à 80 € de l’heure, le total atteint 14 400 € par an.

Cette somme, votre comptable ne vous demandera pas de la faire figurer au bilan. C’est votre part de bénévolat. Mais pour vous elle figure réellement au poste perte de temps. Faites-la correspondre au temps retiré à rédiger un devis ou à ne pas prendre un rendez-vous client.

Avez-vous vraiment ce temps à perdre ?

Le coût caché de l’irrégularité

LinkedIn et les autres réseaux demandent une certaine assiduité pour améliorer votre visibilité, pour que les personnes qui vous suivent voient vos publications et interagissent avec vous.

Vous publiez trois fois en janvier, puis un dossier sur le feu. Un autre, le bilan comptable à finaliser, vous êtes dans le jus. Votre fil reste muet jusqu’en mars. Vos lecteurs ne connaîtront jamais vos vraies raisons, ils constateront seulement que vous avez cessé de publier.

En attendant, les notes s’accumulent sur votre smartphone. Vous aviez si bien pris le pli, noter vos bonnes pensées, les sujets inspirants à aborder. Dans le flux de l’activité, les idées d’un dirigeant abondent. Reste le temps de leur mise en forme, qui manque.

To do list rédaction de contenu sur smartphone et sur table.
Parfois, l’écran n’est pas suffisant pour contenir l’étendue de votre pensée – image promptée.

Un ghostwriter pour mettre en forme vos idées

Le ghostwriter, il écoute. Un entretien avec vous, quelques vocaux et ces fameuses notes qui dorment dans les tréfonds de votre smartphone. En vous lisant, en vous écoutant, le ghostwriter repère vos expressions, vos convictions et même parfois celles que vous ignoriez avoir.

Il remarque vos tics de langage, votre mise en forme. Parfois il en fait une virgule signature, souvent c”est juste un défaut à corriger. Le ghostwriter rédige avec la bonne voix, celle que vous voulez entendre. Vous relisez, vous proposez vos corrections et la validation finale vous appartient. Pour chaque post, comptez vingt minutes d’échange, dix minutes de relecture. Avec le temps, le rythme s’allège à mesure que la relation de travail s’affine. Un texto ou un vocal suffit souvent avant la relecture.

Discret ou assumé, c’est vous qui décidez

La confidentialité, c’est une option qui dépend de vous. Certains dirigeants préfèrent que la collaboration reste invisible. Les textes paraissent alors sous leur seul nom et l’échange reste totalement confidentiel. D’autres préfèrent l’assumer sans détour. Comme une confirmation que leur temps est minuté, ils préfèrent le dire. Ils voient dans le ghostwriter un collaborateur qui permet à leurs idées de se diffuser.

Pour le détour littéraire, les grandes plumes ont souvent fait appel  à des collaborateurs. L’exemple classique est celui de la collaboration entre Alexandre Dumas et Auguste Maquet. Maquet apportait à Dumas le travail historique, il dégrosissait le travail. Dumas ajoutait son style puis signait seul ses livres.

Le désaccord est venu plus tard, sur des questions de reconnaissance. En 1858, Maquet a réclamé la cosignature devant un tribunal. Il ne l’a pas obtenue. Nous, on règle dès le départ ce qui se dit et ce qui reste dans l’ombre, sans prétendre écrire Les Trois Mousquetaires.

Un ghostwriter ou une IA ?

Et pourquoi pas une IA ? Parce qu’après tout, elle écrit vite. et elle, elle ne se fatigue pas. C’est un collaborateur malléable toujours prêt à vous flatter. Elle écrit vite, mais elle écrit aussi la même chose que tout le monde. Vous pouvez arriver à imprimer votre style, avec des IA comme Claude ou ChatGPT. Mais le temps que vous y passez, puis les retouches liées aux effets de style dont abuse les IA, fait qu’il s’agit d’une fausse bonne idée pour développer une identité qui vous est propre

Un ghostwriter va vous poser la question qui fait surgir l’idée. Il relance quand vous restez en surface. Il contredit parfois et va rechercher un sujet que vous reteniez par peur du regard des autres lecteurs, ou parce que vous vous questionnez sur sa pertinence. Le ghostwriter retient votre façon d’écrire d’un post à l’autre, pour créer une cohérence dans votre communication. Il la défend contre la tentation du texte lisse. Votre point de vue vaut mieux que la moyenne de ce qui s’écrit.

Bien entendu, je prêche pour ma paroisse. Mais je vous dis d’essayer. Essayez l’IA. Au début, vous serez conquis et très vite vous vous apercevrez que  pour sortir de la banalité, vous devrez reprendre les textes, les façonner à nouveau, répéter les consignes et finalement réécrire en partie vous même, sans gain de temps réel.

Ghostwriter et dirigeant image en miroir
Qui écrit, le ghostwriter ou le dirigeant ? Est-ce vraiment important – image promptée

Gain de temps, gain de visibilité

Trente minutes de temps à consacrer, contre deux heures. Avouez que le ratio est plutôt avantageux. Reprenez le calcul que l’on a fait plus haut: trente minutes au lieu de deux heures, c’est environ 3 600 € de temps de dirigeant par an au lieu de 14 400 €. 

Il vous permet de mettre en place un calendrier régulier contre un calendrier qui subit les aléas de votre actualité. Un regard extérieur contre une relecture solitaire. Quand l’affaire roule et que la relation s’approfondit, vous pouvez lui donner plus d’autonomie : lui confier les axes directeurs de votre communication, charge à lui de les mettre en forme avec la voix qu’il a appris à maîtriser.

Se faire aider pour gagner en régularité

Un dirigeant qui publie avec régularité, deux fois par semaine toute l’année, il finit par être bien identifié sur les réseaux. Cette visibilité, elle se mesure aux retours : invitations, contacts clients et cette notoriété qui fait que quand vous publiez, vous humanisez votre personne, vous la rendez visible.

Une dirigeante qui m’a fait confiance pouvait ainsi réagir sur l’actualité. Elle me déléguait ce volet personnel de son engagement qu’elle ne pouvait confier à un salarié de son entreprise. Et par nos échanges je faisais exister sa présence sur les réseaux avec sa manière d’écrire qui complétait ses actions concrètes.

Le tarif d’une telle prestation, il se compare au total que vous avez calculé plus haut. Il pèse alors moins lourd que les heures que vous n’aurez pas passées à chercher la bonne approche ou la thématique à aborder.

Il reste un cas où la délégation n’est pas conseillée, le cas où vous aimez écrire. Dans ce cas-là, continuez d’écrire vous-même. Les lecteurs reconnaîtront votre voix et vous liront pour cela, votre authenticité de dirigeant. Si le temps vient à vous manquer, il sera toujours possible de faire appel à un ghostwriter, votre production écrite régulière pourra servir de base pour lui assurer la continuité.

Dans tous les cas de figure, vos idées valent d’être publiées régulièrement, du moment qu’elles ne parasitent pas votre agenda.


Je suis Dominique, je rédige du contenu pour les entreprises et les associations. On se fait un café-call ?

Un email pour me contacter dominique.clere@theflyingbicycle.com


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