Référencement local : Bordeaux, oui, oui, on a compris
Pas de mystère, les critères de classement des résultats Google sont très simples : la pertinence, la distance et la notoriété. Et dans cette liste, pas la peine de chercher le nombre d’occurrences de votre site de référence. Le nombre de « Bordeaux » glissés dans vos textes ne figure pas dans la liste.
Jérémie, qu’on avait perdu lors de l’article sur la densité de mots-clés, perdu pour la cause à la troisième occurrence de « plombier Bordeaux », peut revenir s’asseoir. Aujourd’hui, on parle de ce qui compte pour être trouvé près de chez soi. Les trois leviers les plus importants à actionner. Dans le bon ordre.
La pertinence : dites ce que vous faites
La pertinence mesure l’écart entre la requête Google et la fiche que vous avez rédigée. Un vigneron qui se contente de faire figurer « domaine Untel » sur sa fiche, sans préciser s’il propose des visites de chai, de la vente directe à la propriété ou des créneaux de dégustation, laisse Google deviner tout seul. Et Google, c’est pas le mec qui va vous mettre une pâtée au Times Up. Moins vous donnez de détails, plus vous avez de chances que Google vous “ghoste” comme après un premier rencard Tinder raté.
Le mieux que vous pouvez faire, c’est de décrire votre activité en prenant en compte les desiderata potentiels de vos clients. Choisissez la bonne catégorie. Listez vos produits, vos services, vos prestations. Ajoutez ce qui vous distingue : la vente à la propriété, la livraison à vélo, l’atelier ouvert au public. Ça c’est la valeur ajoutée qui peut vous aider à vous démarquer.
Sur votre site Internet, c’est le même principe. Une page qui parle des vendanges, des cépages qui font vos différents crus et de votre terroir dit au moteur de recherche que vous faites du vin et comment vous le faites. Elle permet de vous identifier auprès de vos lecteurs potentiels. Le nom de la ville où vous êtes situé y trouve sa place une fois, deux fois, là où la phrase le demande. L’algorithme, il comprend le champ sémantique, je vous l’ai expliqué dans mon article sur la densité de mots-clés.
En visitant l’Aveyron il y a quelques années, je suis tombé sur une biscuiterie, installée dans une filature désaffectée d’une ville sise à proximité des Rougiers. Je l’ai trouvée par hasard, juste en me promenant. Sur Google il n’y avait rien, un site Internet relayait une fabrique de biscuits, mais la fiche était vide. Depuis, la visibilité s’est bien améliorée, mais essentiellement grâce aux personnes comme moi de passage, tombées là par hasard. Un avis mentionne d’ailleurs “Une pépite discrète dénichée au cœur du village”.

La distance : assurez votre position
Google calcule la distance entre la personne qui cherche et votre établissement. Ce n’est pas un déménagement qui vous fera monter dans le classement. Vous pouvez en revanche lever toute ambiguïté.
Une adresse qui n’est pas écrite de la même manière sur le site, l’annuaire et la fiche Google sème le doute. Un numéro de téléphone qui change d’une page à l’autre sème le doute. Des horaires périmés sèment le doute. Ils entraînent aussi la déception de la personne qui, en venant, trouve porte close.
Ça parait une évidence, mais ça ne l’est pas forcément. Un siège social qui a changé dont l’adresse est restée sur un annuaire professionnel, sur une CCI. Un déménagement qui n’a pas été anticipé. Très souvent on passe à côté de telles évidences. Et en termes de référencement, la confusion vous coûte.
Reprenez les mêmes informations sur chaque support, au caractère près : nom, adresse, téléphone. Mettez à jour vos horaires, jours fériés compris. Et si vous vous déplacez, comme un plombier, un artisan ou un coursier, il est important de renseigner précisément votre zone d’activité.
La question des coordonnées
C’est devenu une quête avec jet de dé 20. Donjons et Dragons sur le web, la recherche des coordonnées numériques. Afin de lutter contre le spam, de nombreuses structures se protègent en se contentant de mettre en ligne un formulaire de contact.
C’est une stratégie. Mais ce qu’elle ne dit pas, c’est que la charge du contact repose sur le client, qui doit vous donner ses coordonnées à lui, avant même que vous ayez échangé.
Lorsque la notoriété est bien installée, cela peut valoir le coup de filtrer, mais dans un premier temps, celui où vous voulez vous faire connaître, vous ajoutez une étape sur le chemin pour vous contacter, avec autant de risque de perdre votre potentiel client.
La notoriété : vos clients parlent pour vous
Dans le cas de la biscuiterie dont je parlais, ce sont vraiment les avis qui ont permis de faire décoller leur visibilité en augmentant leur notoriété en ligne. Tiens, je vais faire une petite publicité gratuite pour eux, si vous y passez : la Biscuiterie de Camarès. Ça et les liens depuis les offices de tourisme locaux.
La notoriété se lit dans les avis, les mentions, les liens qui pointent vers vous. Un établissement cité par la presse locale, une association partenaire ou un site de quartier prend du poids. Ce capital ne se décrète pas. Il se construit dans le temps, comme l’autorité dont je parlais dans « Ce que Google lit de vous ».

Les avis en sont la vitrine la plus visible. Demandez-les à vos clients satisfaits, à chaud, quand ils repartent avec le sourire. Répondez à chacun, aux enthousiastes comme aux grincheux. Une réponse courtoise à un avis tiède rassure le lecteur qui tombera sur cet avis. Évidemment l’idéal serait de n’avoir que des avis positifs, comme sur la plateforme Couchsurfing où les avis négatifs sont souvent annonciateurs d’un red flag, mais le volume d’avis augmente mécaniquement le risque d’avoir moins de 5 étoiles. Pour la biscuiterie c’est un sans-faute, je vais la conseiller à Jérémie.
Quittez aussi votre mirador. Sortez du prisme de votre écran. Une mention dans la newsletter d’un partenaire, un article dans le journal du quartier, un événement local : toute notoriété est bonne à prendre et ce que vous obtenez hors ligne finit par se traduire en ligne. À condition que les outils soient à jour. Un article dans la presse n’aura d’efficacité que si votre site, votre fiche sont actifs en ligne.
Alors Bordeaux, oui, oui. On a bien compris et Google aussi. Dès la première fois. Reste à lui donner de quoi s’alimenter : une fiche complète, des informations cohérentes, des clients qui témoignent. Avec ça tout devrait mieux tourner.
Je suis Dominique, je rédige du contenu pour les entreprises et les associations et quand je me ballade, je vois les potentialités commerciales.
On échange sur votre communication ? dominique.clere@theflyingbicycle.com


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